Le vertige de la page blanche
J’ai bien réfléchi à tout cela.
Puisque si, par une ingénieuse pirouette, j’avais réussi, hier, à écrire un billet de manière presque improvisée, j’ai eu l’honnêteté d’avouer le procédé. Et promis de ne pas recommencer. Toutefois, je viens d’apprendre qu’un très sérieux sondage faisait apparaître qu’aucun internaute, ou presque, ayant lu un de mes articles ne revenait sur le blog, ensuite. Aussi, je peux considérer toute promesse que j’ai pu faire auparavant comme caduque. Pas vu, pas pris.
La difficulté réside – je précise cela pour ceux d’entre vous qui envisageraient de commencer un blog dans le siècle à venir – dans le fait de trouver matière à écrire. Parce que l’inspiration, ça ne vient pas sur commande. Les muses sont, elles aussi, aux 35 heures.
En gros, il existe deux alternatives : aborder un sujet plus ou moins abstrait et intemporel, ou bien raconter l’évènement le plus marquant depuis le moment où l’on s’est rendu compte que l’on n’avait pas entendu le réveil sonner.
Dans le premier cas, cela peut conduire à ceci : « Pour que l’espèce humaine continue d’évoluer dans le bon sens, il faut que des gens puissent continuer de faire évoluer la science. Les chercheurs ne sont pas des êtres immortel, et leurs relèves doit être assurés. » D’abord, on ne rit pas, s’il vous plaît ! Et n’insistez pas pour obtenir le nom du blog où j’ai glané ces perles, sinon je vais céder ! Et je sais qu’on ne glane pas les perles, merci.
Dans le second cas, on peut trouver cela : « Qu’y a-t-il de pire pour une femme du monde que de choper une gastro ? Ne cherche plus : y’a rien. Aujourd’hui je reste à la maison. » Bien qu’ici l’orthographe ait moins souffert, on regrettera, en revanche, d’être plongé dans les désordres intestinaux de cette jeune femme du monde.
Finalement, il existe peut-être une troisième possibilité : aller piocher dans la prose des collègues afin de bien se moquer d’eux. Pas glorieux, comme procédé, me ferez-vous remarquer. Je ne répondrai pas.
C’était ça ou une page blanche.
… J’aime beaucoup ce que vous faites.

August 3rd, 2008 at 01:50
Brilliant!